logo
Home

Ces natures mortes aux pigments où se côtoient principalement raisins, citrons et poissons, au-delà de leur forme et de leur symbolique, viennent sublimer un mode de vie frugal auquel Péris était très attaché.
A l'exception du chevreau rôti le dimanche pour ses amis ou du cocoretsi de Pâques, ses repas étaient simples. Ils se composaient de riz, de salade, de yaourt, d'olives (surnommées "les antiquités noires"), d'huile d'olive, de fromage, de pain ou de biscottes rustiques, de fruits (il adorait le raisin du Sultan, sans pépin) .
Sur l'île de Pétalioi, tôt le matin, il dévalait la pente à la rencontre des pêcheurs pour acheter le poisson du jour, le faire griller sur un lit de braises et l'assaisonner du thym qui l'entourait.
Pour lui, la richesse d'un repas tenait à la qualité des aliments et à leur simplicité. Et ça, c'était pour lui la véritable "aristocratie" ! Il avait toutes sortes de théories sur l'art de la table et certaines préférences : une nappe blanche, "toute simple", de beaux couverts; il analysait et comparait volontiers les "écoles", par exemple celle qui privilégie la succession des plats (tradition occidentale), ou celle qui penche pour la juxtaposition (tradition orientale). Il était très gourmet et appréciait les talents culinaires, tout en redoutant de succomber aux excès. Il était très sensible à l'aspect esthétique des plats, surtout ceux qui permettaient de "distinguer" les aliments.

 

 

 

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite.

Joomla SEO by AceSEF