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SAINTS (Ormylia)

 


Quelques Saints dessinés pour l'ouvrage «Le Synaxaire – Vies des Saints de l’Eglise Orthodoxe» (*), publié en 12 tomes par la maison d'Editions Indiktos en 2006. Ces portraits ont été réalisés en pigment gratté (ocre rouge et encre noire) sur des planches de bois. Ils  révèlent une grande connaissance de l'histoire des icônes et de celle du portrait et s'appuient sur un important travail de documentation (représentations traditionnelles des Saints) ainsi que sur une étude approfondie menée depuis les années 1970 sur ce thème. Il emprunte à cette tradition (posture, traits, regards de l'éternité, symboles) tout en respectant sa démarche picturale singulière.
 

Aux sources de la tradition de l'icône:

Pour créer la collection de portraits édités dans le Synaxaire, Péris s'est inspiré des icônes traditionnelles qui font autorité. Dans cette rubrique, nous nous concentrons sur les icônes qui ont servi de base pour définir et copier les traits et les accessoires de chaque Saint, dans le respect des sources historiques écrites existantes. Nous nous appuyons sur les archives conservées, à savoir la collection de reproductions retrouvées dans l'atelier de Péris et classées (en couleurs ou en noir et blanc). Nous espérons déterminer leurs sources exactes par une enquête auprès de spécialistes. Cette présentation est donc en évolution constante, selon l'avancement du traitement de ces archives et les informations récoltées (numérisation, identification du Saint représenté, source iconographique, lien vers une biographie sommaire du Saint proposée en ligne). Peut-être réussirons-nous à mettre en évidence certaines constantes dans le choix opéré par le peintre dans le cadre de cette édition.

Pour en savoir plus: "Théologie de l'icône". Extrait:

« Dans l'iconographie byzantine, c'est le visage qui devient le centre de la représentation ; il est le siège de l'intelligence et de la sagesse et donc lieu de présence de l'Esprit de Dieu. La carnation rose de l'antiquité fait place à des teintes ocres, plus ternes et les couleurs du fond, qui brillent comme les rayons d'un soleil intérieur, donnent l'impression d'une vie intense. L'attention du spectateur est attirée par le regard qui rayonne et fascine. Au début, les yeux sont grands, démesurés, mais plus tard, après l'iconoclasme, le regard devient plus doux. Le front est souvent très haut, bombé. Il exprime la puissance de l'esprit. Les joues des ascètes, des moines et des évêques montrent des rides profondes, signes de l'ascèse observée. (...) La bouche est toujours très fine. Elle est toujours fermée dans le silence de la contemplation. Le mot désignant la mystique orthodoxe hésychasme signifie en effet en grec (ἡσυχάζω, hesychadzo), « être en paix, garder le silence ». La tête est entourée d'une auréole, symbole de la gloire de Dieu. Les détails de l'icône servent eux aussi au processus de spiritualisation. L'art byzantin évite de représenter la nature comme elle nous apparaît. Les rochers des paysages semblent, par exemple, échapper à la pesanteur. Les édifices somptueux ont chacun leur propre perspective et ne sont pas ainsi subordonnés à l'espace. Les couleurs de l'icône ont une signification propre . Le blanc qui représente le monde divin, le bleu couleur de la transcendance, le rouge couleur la plus active et signe des plus hautes dignités, le pourpre royal et sacerdotal, le vert attribut de la nature. Quant à la lumière, elle pénètre partout sans créer d'ombres. C'est la lumière de la Divinité qui se reflète dans l'icône. » Sendler 1981.

Dans les portraits réalisés par Péris Iérémiadis, l'économie de moyens sur le plan chromatique contribue aussi à mettre l'accent sur le visage comme centre de la représentation et expression de la Présence. Comme dans l'icône traditionnelle mais ici selon une technique qui lui est propre (inspirée de la gravure), la lumière émane de l'intérieur: L'artiste trace directement dans le pigment ocre foncé qui a été projeté sur une planche de fond blanc et recouverte de colle. Le cadrage, centré sur le visage, s'inspire clairement des portraits du Fayoum que Péris considérait comme le sommet de l'art du portrait.

Les portraits et leur source iconographique sont présentés par numéro, c'est-à-dire par mois, conformément au calendrier qu'ils illustrent. Voici les portraits extraits de quelques numéros du Synaxaire :

  
    

FEVRIER
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OCTOBRE
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NOVEMBRE
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DECEMBRE
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Le Synaxaire a été traduit et complété en français. Pour en savoir plus

(*) source Wikipédia: "Un synaxaire (en grec byzantin : συναξάριον, de σύναξις, « assemblée religieuse », « messe ») est, dans l'Église orthodoxe et les Églises catholiques de rite byzantin, une compilation de textes hagiographiques correspondant approximativement au martyrologe de l'Église romaine. Le synaxaire constitue aussi un calendrier des fêtes, indiquant les lectures appropriées pour chacune."

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