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Vie et parcours du peintre

 Un témoignage parmi d'autres....

 

 

 

 

 


 

Enfance et jeunesse


Péris est né à Athènes le 15 juin 1939.
Son père, Miltos Iérémiadis, Grec d’Asie Mineure, était le fils d’un commerçant originaire de Bursa qui tenait boutique à Istanbul. Sa grand-mère paternelle était originaire de Préméti, en Albanie.  Miltos travaillait dans le commerce de tissus et la couture. Jeune, il avait fait partie de l’équipe grecque de football de La Ville, équipe championne à l’époque.
Sa mère, Hélène Alexandrakis, originaire de Crète (La Canée), avait deux frères qui commerçaient en Afrique pendant la deuxième guerre mondiale. Son grand-père maternel était originaire de Cythère et commerçant (il connaissait huit langues).
Péris grandit pendant l’occupation allemande avec sa mère divorcée et sa grand-mère crétoise, jusqu’à l’âge de cinq ans.
A la fin de la guerre, sa mère, qui vient de perdre sa propre mère qu’elle a soignée dans un contexte de restrictions matérielles extrêmes, décide de rejoindre ses frères en Afrique avec Péris. Elle y fera plus tard la rencontre de son deuxième mari, Dimitris Katris, le père de la sœur de Péris, Effi (née lorsque Péris a 10 ans).
Tous deux, Hélène et son fils entreprennent la traversée du continent africain en commençant par la remontée du Nil en bateau, puis le reste par tous les moyens de transport jusqu’au Cameroun. Ce voyage restera gravé dans la mémoire de Péris, et bien plus tard, dans les années 1990, il réalisera son rêve d’un retour en Egypte, pendant deux mois, avec son fils, à la découverte du patrimoine culturel qu’il a tant fréquenté dans les livres et dont il s’est aussi inspiré pour son travail (Fayoum, statuaire, littérature, etc.).
Au Cameroun, il vit entouré d’une famille nombreuse et joue avec ses cousins et ses cousines, installés plus tard en France. Il admire ses oncles dont l’un possède un cheval qui, sous les yeux ébahis de Péris, «danse» chaque matin pour son "maître"…Mais Péris ne supporte pas le climat, il tombe malade et le rapatriement en Grèce s’impose après deux ans de séjour.

Familles Alexandrakis et Katris, au Cameroun, vers 1944.

 

Péris au Cameroun, à 7 ans.

 

 

 

1959, photo d’identité.
 
Il devient dès lors élève interne à l’âge de sept ans dans une école du Phalère, dans la banlieue d’Athènes. Il y crée de solides amitiés qu’il gardera toute sa vie : le jour de son enterrement, l’un de ses professeurs est présent à la cérémonie, ainsi que ses camarades de classe.
Il retrouve sa mère lors des grandes vacances (souvent en France) et son père durant les week-ends à Athènes. Il est aussi très entouré par ses grandes tantes maternelles qui l’accueillent chez elles le dimanche à Athènes. Vers l’âge de quinze ans, il devient sportif de haut niveau, d’abord en natation puis en basket. Son attachement à l’élégance corporelle, à la danse classique et au spectacle sportif est sans doute également nourri par ces expériences-là. Il passe des soirées sur les toits de l’école, avec ses camarades, en écoutant les chansons de Félix Leclerc. Il termine le lycée et décide de partir à Paris pour apprendre la peinture.

Années 1960


Formation à l’étranger

Péris dessine déjà depuis l’enfance. Il entre à la section peinture de l’Ecole des Beaux Arts de Paris en 1958. Les archives de la période 1959-1966 recueillies auprès de l’école mettent en évidence son très bon niveau dans les différentes disciplines (22 mentions). A Paris, il peaufine sa maîtrise de la langue française en se plongeant dans les livres de philosophie, en fréquentant assidûment la cinémathèque. Les musées de Paris lui deviennent familiers et il acquiert un goût prononcé pour l’histoire de l’art. Il découvre la chanson française, en particulier Georges Brassens, Jacques Douai et Mouloudji.
Il conserve de cette époque quelques dessins et peintures, le plus souvent des exercices de style réalisés à l’Ecole. Il garde également de nombreuses petites photographies en noir et blanc représentant des études de formes d’un style très moderne et qui témoignent de sa recherche personnelle. Pour financer ses études, il exerce comme dessinateur dans le cabinet d’architecte et d’ingénieur de Monsieur Breski, ancien déporté polonais qu’il apprécie beaucoup.
 

Dans le cabinet d’architecte de Monsieur Bresky, Paris, années 1960.
 
  Il quitte Paris peu après les événements de 1968. Il n’y reviendra plus. Il caresse longtemps le rêve lointain d’y retourner un jour. De  Paris, il conserve ses amitiés françaises et grecques mais surtout sa famille française, avec sa première femme, Eveline Demangeon et sa fille Katina (née en 1962). C’est aussi à Paris qu’il fréquente sa seconde femme Julie Délyanny, grecque, qui lui donnera son fils Miltos, une fois de retour en Grèce (1975).
En 1969, il part vivre pendant six mois dans les Cévennes, au hameau de La Payolle, à Saint-André-de-Valborgne, un séjour qui le marque et qu’il évoque toujours avec grande nostalgie. Après six mois à Rome, il s’installe durant deux ans à Frankfort, en Allemagne. Pour vivre,  il devient temporairement gardien de nuit, ce qui lui permet de se plonger assidûment dans la lecture des textes anciens et la découverte des penseurs allemands.
 

 Atelier à Paris, années 1960.

 

 

Années 1970


 

Retour en Grèce

Son retour à Athènes en 1972 (période des colonels), marque le début d’une deuxième période dans son parcours artistique, une période de germination et de recherche personnelle. Son retour est motivé par la nécessité d’assister son père mourant. La vie quotidienne l’oblige à mener de front sa vie d’artiste et sa vie de famille. Il doit trouver sa voie sur le plan artistique et ce n’est pas facile. Après deux années de service militaire, au cours duquel il se débrouille pour réaliser une fresque dans la cantine, il devient un «employé » du Ministère du Commerce, statut honni par lui. Mais Péris dessine encore et toujours, dès qu’il peut s’extraire du tourbillon des contraintes sociales et matérielles.
Il habite successivement à Koukaki (Rue Botsaris), au Phalère puis dans le quartier de Pagrati. Cette période est marquée par l’arrivée de son fils Miltos.

 
Croquis, années 1970.

 

 

 

Croquis, années 1970.

Croquis, années 1970.
 Il dessine principalement à la mine de plomb et à l’encre, son carnet et son crayon ne le quittent jamais. Il croque les fleurs, les buissons et les graminées qui croisent son chemin, lorsqu’il réussit à s’échapper et à gravir les flans de l’Hymette. Péris n’a pas de voiture, il marche le plus possible dans les rues et les environs de la ville. Lorsqu’il le peut, il part à la montagne ou sur l’île d’Eubée (Marmari) pour s’aérer, se rapprocher de la nature et trouver le calme dont il a besoin.
Sa première exposition, en 1978, à la galerie Galerie Nees Morfes (Athènes) s’intitule «Dessins ».

 

Les icônes byzantines

 

Il se lance dans une étude passionnée de l’icône byzantine, en particulier de sa composition. Son application, sa ténacité à vouloir frôler le mystère de l’icône ne sont pas sans rappeler celles qu’il déploiera plus tard dans sa collection de croquis de barques. Marcel Durand, ancien Directeur de l’Institut français d’Athènes, le compare alors à un chirurgien muni de son scalpel. Mais sa relation à l’icône est toute spirituelle, nourrie par la lecture des Pères de l’Eglise et des meilleurs spécialistes de la question, comme par exemple Paul Evdokimov. En effet, depuis la mort de son père, Péris commence à rejoindre avec ferveur la petite communauté des pratiquants de l’église de Plaka, sur la colline de l’Acropole. Les murs de son atelier se couvrent progressivement d’études de mains, de têtes auréolées et de barbes saintes, toutes au crayon ou au fusain. Dès cette époque, Saint Georges et le dragon sont présents dans son imaginaire, ils resteront pour lui un thème de prédilection.
 

L'Ange Gabriel (fusain, grand format, années 1970).


 

 
« Une chatte et un chat d’un conte » (croquis sur une page de cahier)
 

L’art populaire traditionnel


Il s’intéresse à l’art populaire traditionnel : les tissus, les tapis, les objets fabriqués par les prisonniers, les peintures sur bois (coffres, boiseries, etc.), les marines. Il admire les collections du Musée Bénaki d’Athènes où il se rend régulièrement. Il publie les cartes d’Egine (en 1972, pour le compte du Monastère de Saint Minas fondé par deux de ses tantes), de Crète, de Rhodes, de Salamine. Il travaille la calligraphie dans le cadre d’une mission publicitaire pour le service de communication du Ministère de Commerce. On retrouve une familiarité dans les formes de ses lettres avec la calligraphie présente dans les tableaux des années 2000.

 

Les projets architecturaux, réintroduire la couleur


Il commence également à collaborer à des projets architecturaux en tant que coloriste de bâtiments (avec un groupe d’architectes, ou encore pour des particuliers). Il joue un certain rôle pour la réintroduction de la couleur dans l’architecture de ces années-là. A l’époque, le blanc imposait sa dictature, conformément aux poncifs publicitaires sur l’habitat en Grèce. Par son choix des couleurs, Péris tient à redonner à la demeure ses dimensions symboliques fondamentales et traditionnelles. Ainsi, la façade chaude en ocre se trouve soulignée en bas par l’ocre rouge qui évoque l’ancrage dans la terre ; le haut, quant à lui, se revêt de bleu outremer du ciel. Pour Péris, le toit figure les ailes du ciel venu se poser et se reposer…
 

 

Péris à Paris, vers 1969.
 

Collaboration autour de deux artistes


Parallèlement à ces différents projets et chantiers qui se succèdent, Péris se consacre à deux artistes grecs très importants:
Tout d’abord Giannoulis Chalepas, grand sculpteur grec ((1851-1935)  présenté alors dans un portefolio réalisé et édité par Péris en 1979. Bien plus tard, en 2005, il s’occupera de la scénographie d’une exposition consacrée au sculpteur, à Tinos (exposition encore visible aujourd’hui). A cette occasion paraît la réédition du livre aux Editions Indiktos :"ΠΕΡΙΟΔΟΣ ΙΙΙ, ΧΑΛΕΠΑΣ ΓΙΑΝΝΟΥΛΗΣ"
  

 

D’autre part Dimitris Pikionis, architecte grec (1887-1968), dont la fille, Agni Pikionis, charge Péris de classer l’œuvre en vue d’une importante édition. Péris, qui foule quotidiennement les allées dallées des jardins de l’Acropole créées par l’architecte, est un amoureux des beaux murs, c’est-à-dire des murs «authentiques», constitués de pierres sèches savamment taillées et ajustées entre elles. Vingt ans plus tard, en 2001, grâce au soutien de la maison d’Edition Indiktos et sous la direction d’Agni Pikionis, il concevra librement et de manière discrète l’ouvrage dont il rêvait sur ce projet architectural singulier que l’on peut encore admirer.


 

 Atelier de Koukaki (Philopappou) éclairé aux bougies, avec Nikos Kalafatis, son beau-frère, Athènes, 2005.

  
En 1980, il vit séparé de sa seconde femme et s’installe à Koukaki, sur la colline de Philopappou, son quartier préféré parce que calme, un quartier «d’aristocrates». Il quitte son premier atelier qui menace de s’écrouler après un tremblement de terre et s’installe durablement au 9 de la rue Mavrovounioti (Rue des petites montagnes noires). Sur le toit, il aménage une terrasse aux couleurs de l’ocre et du cuivre oxydé, ombragée de feuilles de palmier. En bas, deux pièces principales : l’atelier et sa chambre, un lieu isolé du monde où il vit et travaille, près de sa cheminée car pour lui, point de foyer sans feu. Il construit ses tables de travail à l’aide de morceaux de bois abandonnés qu’il récupère dans son quartier.

 

 

Karaghiozis

 

Bárba-Yórgos, Théâtre de Karaghiozis (sanguine, 24x32, Années 1980)

 

 

 

 
Autoportrait, années 1980.
 

Le portrait, un thème récurrent

 

Le portrait constitue l'un des thèmes récurrents de son œuvre. Péris étudie et s’approprie toutes sortes de figures: statuaire de l’Antiquité grecque, effigies des pièces de monnaie, Le Fayoum, les icônes byzantines, les marionnettes d’ombres du Karaghiozis ou les photographies de son entourage. Il travaille au crayon ou au fusain et à la gomme. Il enlève plus qu’il n’ajoute et lorsque le crayon entre en scène, le geste fouille les traits des visages plus qu’il n’en fixe les contours. Ce qui intéresse Péris, c’est la «tournure» de la figure, son mouvement vital et personnel. La mine explore patiemment les méandres particuliers de chaque morphologie et il procède à la manière du sculpteur qui fait émerger la forme du bloc de pierre. Il ne s’agit pas de remplir une forme mais de déceler, d’extraire la forme de la matière, comme si celle-ci y sommeillait déjà. On retrouve cette même approche très néoplatonicienne dans la manière toute singulière qu’a Péris de mettre en rapport le clair et l’obscur ou de traiter la matière picturale (positif/négatif, transparent/opaque), dans ses travaux ultérieurs.

 

 

 

Croquis inspiré du Fayoum (années 1980, 20x20 cm).

 

Croquis inspiré du portrait du Fayoum ci-dessous
(années 1980, 20x20 cm):

source

 

 

 

 

 

 

 

Les pigments et les oxydes, une exploration décisive


Au cours des années 1980, sans doute guidé par son travail de coloriste en bâtiment, il se plonge également dans une recherche systématique autour des pigments et des oxydes. Cette exploration sera décisive pour son cheminement créatif. Les tables de son atelier s’emplissent de gobelets de pigments savamment mélangés et ordonnés qu’il humidifie presque chaque jour. Les murs se recouvrent de gammes de couleurs qui se déclinent au gré de variations de formes multiples : cercles, cercles concentriques, figures géométriques complexes, rayures, quadrillages, losanges, taches ovales, fleurs, etc. Péris doit à ce travail d’explorateur le surnom de «Prince des couleurs» (cf. article). Plusieurs centaines de planches inconnues du public ont patiemment vu le jour dans l’antre de l’alchimiste et recèlent le mystère bien gardé d’un prince qui refusait d’en disserter.
 

 

 

 

 

 



Années 1980

Les barques, l’entrée en couleurs

Le talent de Péris explose au grand jour, avec une série d’expositions dont celle dite « des barques » (1995). Péris entre officiellement  « en couleurs » ! Le coup de crayon pleinement assumé et la maîtrise fulgurante et innovante de la couleur concourent à la naissance d’une expression tout à fait personnelle et incomparable. Il n’avait jusqu’alors exposé que des esquisses au crayon. Son travail donnera lieu à plusieurs expositions, en moyenne tous les deux ans, dont celles des «Fleurs», des « Saints Georges » et des « Couples ».
 

 

 « Raisins et poisson » (2006).


 

"Saint-Georges" (2006).
 Dans l’univers poétique du peintre, les barques dansent avec les poissons, les fleurs, les citrons et les raisins. Un univers où l’artiste transfigure son quotidien et les objets qui l’entourent : le sommier de fer, l’ampoule qui pend au bout de son fil tressé, la poignée de porte, la chaise, le portemanteau, les fruits achetés au marché... Mais un univers hiérarchisé où l’invisible et le visible demeurent présents et indissociables. Ils sont reconnaissables soit à travers la composition des tableaux, soit dans le traitement des valeurs ou des couleurs. De cette période foisonnante (1980-2007), naissent ses œuvres maîtresses qui attestent de la pleine maturité artistique de Péris : la série des Saint-Georges, les paysages imaginaires sur grands formats, les natures mortes, les couples. L’artiste y fait vibrer le bleu, l’ocre et le rouge, comme touché par la grâce.

Pétali et Egine

 

Dans les années 1990, il découvre l’île de Pétali, au Sud Ouest de l’île d’Eubée. Pour s’y rendre, il fait appel à un marin de Marmari (Eubée), Zoubéris, qui navigue les yeux fermés, juste guidé par le vent… Péris arrive parfois le soir d’Athènes et dort sur une natte, dans la cale du bateau, pour partir au matin, avec ses provisions de nourriture et d’eau. Il occupe une bergerie abandonnée, située à 45 minutes de marche, sur les hauteurs, et ombragée par deux grands cèdres. Péris s’y rend le plus possible. Là-bas, ni eau ni confort. Les provisions durent cinq jours en moyenne et se composent de pain, de fromage, de sardines en boîte et d’olives. Sur place, on peut trouver des figues, du thym à volonté et parfois du poisson frais, lorsque les pêcheurs posent leurs filets dans les parages. L’eau se rafraîchit dans une cruche rapportée du voyage en Égypte et  suspendue au cèdre. Ce lieu désert, fréquenté uniquement par deux bergers, devient un lieu de ressource précieux pour Péris. Il lui vaudra le surnom de « Chat sauvage de Pétali».


 
 
Péris et Alexis - Sieste sur "Le lit" (Pétali, 1999).

Les gens du café de Marmari (à Eubée) le surnomment « le fou de Pétali». Quelques années plus tard, Péris construit avec l’aide de son petit-fils Alexis, âgé de 10 ans, un « lit » (To Krévati ») près de la plage Basiliko, au milieu des buissons. Il préfère rester là, devant la mer, à méditer et à dessiner. Sa vie se partage entre Athènes (atelier, église, amis) et Pétali où il trouve l’environnement indispensable à son travail.

Un jour, un accident à la descente du bateau de Zoubéris lui fait si peur et si mal qu’il renonce peu à peu à se rendre dans ce lieu tant aimé mais si risqué. Il se rend désormais régulièrement à Egine, dans la maison de sa sœur puis, en 2006, à Vlachidès, hameau isolé de la côte Est, où il loue, avec sa troisième et dernière compagne, Sophia Skouras, une petite maison. Il construit un lit sur le balcon, et ce lit sera en même temps sa table de travail, face à la mer. Son dernier atelier.




Collaboration régulière avec des maisons d’édition d’Athènes et scénographie

 

Pendant plus de trente ans, il ne cessera de collaborer avec certaines maisons d’éditions en proposant des illustrations, soit ponctuellement comme avec la maison d’édition Rodakio, dirigée par Julia Tsakiri, soit périodiquement, comme avec la maison d’édition Indiktos, dirigée par Manolis Vélitzanidis.  En effet,  à partir de 1998, il prend en charge la mise en page et les choix iconographiques de la Revue Erourem (puis Indiktos) éditée par la maison d’Edition Indiktos. Deux numéros, le premier et le dernier sont illustrés par ses propres œuvres : les barques puis les murs et les Saint-Georges, formant ainsi la boucle sur le parcours artistique de Péris. C’est avec cette maison qu’il réalisera le livre consacré aux travaux de l’architecte Pikionis sur l’Acropole d’Athènes.


Il réalise les décors et les costumes pour la pièce de théâtre « Un peu de tout » d’Antonis Mollas, produite, en 2000, à Athènes, au Théâtre Sfendoni  et mise en scène par Dimos Avdeliodis. (adaptation au théâtre d'ombres de Karaghiozis).
En 2005, il se consacre à la présentation de l’exposition permanente consacrée au sculpteur Chalépas, au Musée de Tinos où elle est encore visible à ce jour.

En compagnie de ses amis, Péris fréquente aussi régulièrement le théâtre d'Athos Danellis qui fait vivre aujourd'hui la tradition du Karaghiosos à Athènes. 

 

 

Affiche pour la pièce de théâtre "Un peu de tout" d'Antonis Mollas  (metteur en scène: Dimos Avdeliodis), au Théâtre Sfendoni, à Athènes, 2000.



Dernière période

 

 
"Saint-Nectarios"
(pigment gratté, 2005).
 

La vie illustrée des Saints

 

Les œuvres de la dernière période font suite, à la fois sur le plan technique et sur le plan symbolique, à son travail d’illustration de la vie des Saints que lui commande le Monastère Ormylia pour une publication en 12 tomes (Edition Indiktos, 2006).

Péris trace directement au stylet dans le pigment fixé sur le bois le portrait d’une centaine de Saints et de Saintes, ainsi que quelques scènes de martyrs. Il est également chargé de l’iconographie et des enluminures qui ponctuent les chapitres. Il s’adonne à cette tâche à la manière d’un moine durant de longs mois et ce jusqu’à l’épuisement (il se sait déjà atteint d’une grave maladie), au point qu’il est contraint d’abandonner le projet avant son terme (Son travail est visible dans les tomes de Septembre à Février). Il utilise cette même technique dans ses dernières créations.


             



     
 
Péris, Juillet 2006 et Pâques 2007, Egine.
 
 
Mur de Vlachydès (2007).
 

L’ocre rouge ou la couleur de l’ultime refuge : la terre !

Les couleurs, jusqu’alors intenses, moins nombreuses et plus contrastées, cèdent la place à l’unique ocre rouge, la couleur de l’ultime refuge : la terre. Renoncement, économie extrême pour dire l’essentiel : la préparation au grand voyage, figurée dans ces murs «authentiques» qu’il aime tant, mais dont les portes restent souvent condamnées et les fenêtres béantes, ces murs prémonitoires qui constituent le dernier corpus de son œuvre (murs inspirés des chapelles de l’ancienne citadelle d’Egine et des murs en ruine de Vlachydès, où il passe les derniers après-midi de sa vie).

Le dragon de Saint-Georges rôde. Il est là, il domine le hameau. Péris l’a flairé et l’attend sagement…

(Katina Iérémiadis, juillet 2009)


 
Vlachydès, Egine, printemps 2007.
 

  

Parcours

 Les ateliers

   
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